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La Baffe-Mossoux : Visite de réseau à la scierie locale

De nombreuses personnes étaient présentes lors de la visite de la nouvelle scierie locale qui s’est avérée riche en informations.

 

La Communauté de communes C2VRM organise chaque trimestre une réunion de réseau dans une entreprise différente du territoire. La dernière en date a eu lieu à la scierie Lagarde.
Etaient présents Véronique Marcot, vice-présidente du Conseil départemental, vice-présidente au Développement économique à la Communauté de communes et maire de Xertigny, Philippe Eymard président de la Communauté de commune, divers chefs d’entreprise, artisans, les employés de la scierie et des membres du conseil municipal.
Véronique Marcot a d’abord remercié toutes les personnes présentes et a souligné que depuis l’incendie qui a ravagé la scierie le 17 juillet 2015, Daniel Lagarde, gérant a été très combattant.
Puis Daniel Lagarde a pris la parole pour expliquer l’incendie survenu l’année passée a détruit la scierie qui était une entreprise familiale depuis trois générations. Un un moment très douloureux mais grâce à ses filles et à sa femme et malgré les enjeux financiers très importants, il a décidé de la reconstruire totalement. Une démarche soutenue par Nicolas Colin, ami et associé qui par sa jeunesse et sa force l’a beaucoup aidé. Daniel Lagarde a remercié ensuite ses ouvriers, les collaborateurs, tous ceux et celles qui lui ont montré des marques de soutien et surtout les clients qui sont restés fidèles. Tous lui ont permis d’avoir le courage de traverser toutes ces épreuves difficiles.
Nicolas Colin est ensuite intervenu et a invité tout le monde à démarer la visite. Il a expliqué les différentes étapes, les différents secteurs (découpe des résineux, écorçage, sciage, évacuation directe en chevrons, déligneuse…) et les machines avec parfois quelques démonstrations.
En ce qui concerne la menuiserie, la scierie disposera de tous les outils pour produits spécifiques (planches de bardage, terrasse, parquet à la demande…). La visite s’est terminée par la présentation des bureaux.
Avant de partager le verre de l’amitié, Philippe Eymard, a félicité Daniel Lagarde, sa famille et Nicolas Colin qui ont permis que la scierie reprenne vie et surtout qu’elle reste implantée sur le territoire de la Communauté de communes.


Vosges : la scierie Lagarde de La Baffe renaît de ses cendres

Derrière Daniel Lagarde, les salariés de l’entreprise ont déjà déblayé une partie du site, là où le bâtiment sera reconstruit. A droite, ce qui reste des murs de la scierie. (Photo J. HUMBRECHT)

LA BAFFE

Daniel Lagarde va mieux. Il en a passé des nuits sans sommeil depuis le 17 juillet dernier. Depuis qu’un incendie a ravagé la scierie installée rue de l’Eglise, à La Baffe. Une scierie créée dans les années 1950 par son grand-père puis dirigée par son père et ses trois oncles durant 35 ans. Daniel Lagarde en était devenu le propriétaire en 1997, année où il a acheté l’entreprise familiale. Aujourd’hui, aux côtés de Nicolas Colin, il codirige la société spécialisée dans la construction de charpentes et la fabrication de commandes en essences résineuses (cabanes de jardin, terrasses, clôtures…).
Les commandes honorées

« Depuis plus de deux mois, on se bat avec les assureurs pour avoir des indemnisations qui correspondent à ce qu’on a besoin pour reconstruire un outil de travail, une entreprise viable », explique Daniel Lagarde qui est aussi le maire du village de 650 habitants. Après le sinistre, les quatre salariés ne se sont pas retrouvés au chômage technique. C’était la volonté du boss : « Une partie de leur salaire aurait été amputée. De plus, durant la période de chômage technique, ils n’auraient pas cotisé pour leur retraite. Mes hommes n’ont pas à subir les conséquences de l’incendie », souligne le chef d’entreprise de 53 ans.
C’est donc le personnel qui, depuis une semaine, prépare le chantier et déblaye une partie du site pour la construction de la future nouvelle usine. « Là où était le stock de bois, nous allons reconstruire un bâtiment de 2 000 m². D’après nos prévisions, et si la météo le permet, il devrait être sur pied fin décembre », ajoute le patron. Les machines viendront ensuite prendre place pour une mise en route trois mois plus tard. Dès avril, les dirigeants ont la volonté de pouvoir à nouveau faire de la sciure et servir les clients. Jusque-là, les commandes en suspens ont pu être honorées. « Des collègues de scieries du secteur nous ont dépannés en attendant que notre outil de production soit reconstruit. » Reste à déblayer ce qui ressemble à un champ de ruines. Ce qui était, avant que les flammes les engloutissent, des bâtiments abritant l’outil de travail. Une entreprise spécialisée s’en chargera une fois qu’elle aura le feu vert. Une fois que les diagnostics nécessaires auront été faits. « A la place, nous mettrons notre stock. »
Comme ses proches, ses amis, ses salariés, ses administrés, les nuits sans sommeil du quinquagénaire lui auront porté conseil, l’auront aidé à sortir la tête de l’eau pour faire renaître l’entreprise familiale qui porte le nom des Lagarde depuis trois générations.
Laurence MUNIER


Vosges : la scierie Lagarde relance ses machines à La Baffe

Victime d’un incendie le 17 juillet 2015, la scierie Lagarde reprend son activité dans des bâtiments tout neufs. Récit du parcours du combattant de son patron, Daniel Lagarde, fort en gueule.

Sur le panneau du local administratif de l’autre côté de la rue, Daniel Lagarde a conservé la photo de la scierie d’origine, qui a brûlé le 17 juillet dernier. Photos Eric THIÉBAUT

LA BAFFE

Dans un éditorial qu’il a fait récemment pour un journal de patrons, Daniel Lagarde expliquait : « Si jamais on vient vous réveiller en pleine nuit pour vous dire que votre boîte brûle, tournez-vous de l’autre côté pour vous rendormir ». Une simple boutade pour ce scieur fort en gueule. Mais Daniel Lagarde, qui aurait pu prendre le chèque des assurances après l’incendie et couler une retraite tranquille dans son village ne se doutait pas du parcours du combattant qui l’attendait. Après l’incendie, il ne s’est même pas posé la question. La perte de la scierie familiale, fondée par son grand-père a été un véritable crève-cœur. « Je me bats en tant que maire de mon village pour la petite industrie locale. Je me devais de reconstruire pour préserver l’emploi ».
Daniel Lagarde a dû faire face à toute une série de tracasseries pour recommencer tout simplement à travailler. « Le 17 juillet, ça a brûlé. On a pris le mois d’août pour souffler et en septembre, on a tout de suite recommandé du matériel », explique-t-il.
Le chef d’entreprise fait ensuite face au ballet des experts. « Arrivent des mecs qui n’ont jamais vu une scierie de leur vie… » Le bras de fer avec les banquiers, les tracasseries pour rétablir le courant, commander du mobilier…
Mais aujourd’hui, la nouvelle scierie Lagarde, rachetée par Daniel aux quatre frères qui avaient pris la succession du grand-père en 1995, est là. « Nous avons réorganisé notre façon de travailler en fonction des avantages et des inconvénients », explique le patron, fier d’avoir une scierie plus moderne, mais aussi un outil de travail moins dur pour ses employés.
Le local administratif avec les bureaux est de l’autre côté de la route, un showroom va bientôt voir le jour pour présenter l’ensemble des produits fabriqués à la demande au particulier. Car le particulier représente environ 40 % de la clientèle de la scierie. « On voudrait fabriquer du sur-mesure à la demande. Des bacs pour le jardin, des terrasses, des poulaillers, on peut tout faire ! » souligne ce patron jamais à court d’idées.
Du résineux et un peu de hêtre passeront bientôt par les machines toutes neuves de l’entreprise. En attendant, la société a repris sa production grâce à la solidarité d’autres scieurs qui lui permettent de relancer son carnet de commandes. « Tous n’ont pas été solidaires. Certains se sont demandés, mais pourquoi il ne prend pas son argent celui-là pour nous laisser le marché. J’aurais peut-être pensé la même chose » , rigole Daniel Lagarde.
Opiniâtre, le patron n’est pourtant pas sorti indemne de l’incendie. « J’ai la phobie du feu maintenant ». Sa nouvelle entreprise est équipée de dispositifs dernier cri pour détecter la moindre étincelle. Au cas où.
Katrin TLUCZYKONT


La Baffe : une scierie réduite en cendres

L’entreprise Lagarde de La Baffe a été entièrement détruite par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Bâtiments, matériel et administratif ont été anéantis. Cinq employés se retrouvent sur le carreau.

Les flammes se sont propagées à l’ensemble des bâtiments à une vitesse fulgurante. (Photos V.S.)

LA BAFFE

«P our l’instant, on a réussi à sauver l’ordinateur. Depuis des années, on a mis toute notre énergie dans l’entreprise. » Patrick Lagarde est dépité. Sous ses yeux, la scierie familiale, sa scierie, installée à La  Baffe depuis 1950, est en train de s’écrouler. Engloutie par les flammes .
Il était un peu plus d’une heure dans la nuit de jeudi à vendredi, lorsqu’un voisin s’est aperçu de l’incendie. A l’arrivée des sapeurs-pompiers, placés sous le commandement du chef de colonne, le capitaine David Bonnard, le bâtiment de production d’une superficie de 800 m² était complètement embrasé et venait de s’effondrer. Les secours ont mis en action huit lances dont deux sur des échelles aériennes. Pour les alimenter, et en raison du faible débit, il a fallu renvoyer de l’eau de Charmois-devant-Bruyères vers le réseau de La Baffe. Une motopompe a également été mise en œuvre afin de puiser dans le « ruisseau d’argent » tout proche. Le feu a continué sa propagation à une vitesse effroyable attaquant également un bâtiment de stockage de 200 m² attenant. Le travail des soldats du feu a permis d’empêcher la propagation du sinistre à une maison d’habitation située dans l’enceinte de l’entreprise.
En ce qui concerne l’outil de travail, l’administratif, les produits bruts, la rapidité d’intervention et le combat des 40 sapeurs-pompiers venus de six centres (Epinal, Golbey, Eloyes, Cheniménil, Archettes et Dogneville), qui auront duré toute la nuit et la journée de vendredi, n’auront pas suffi à sauver quoi que ce soit de l’entreprise Lagarde, une scierie spécialisée dans le sciage, rabotage et traitement du bois, mettant ainsi au chômage technique les cinq salariés.
« Nous avons travaillé jusque 18 h comme d’habitude », ajoutait le propriétaire (et maire du village) aux côtés de son associé Nicolas Colin et de Benoît Jourdain, conseiller départemental d’Epinal 2. « A mon avis, l’origine pourrait provenir de la surchauffe d’un moteur d’une écorceuse. Le feu a pris par là. Avec cette chaleur on n’arrive pas à refroidir le matériel. On ne va pas se laisser abattre. On va tous se remettre au boulot. Ça mettra le temps qu’il faudra. »
L’enquête des gendarmes de la brigade d’Epinal devrait déterminer les circonstances du sinistre.
Laurence MUNIER


 

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Sortie de la Baffe direction Charmois devant bruyères